République de Corée, une semaine pour trouver un accord à plus de 170 pays
Après deux ans de débats, cette cinquième session du Comité de négociation intergouvernemental (CNI5), dans la ville côtière de Busan face au Japon, est censée déboucher le 1er décembre sur un texte "légalement contraignant" pour combattre la pollution. Des chiffres clé : les émissions de gaz à effet de serre des plastiques, issus de produits pétroliers fossiles - qui dépassent déjà ceux du transport aérien - devraient "plus que doubler" d'ici 2060, à 4,3 milliards de tonnes de CO2, selon l'OCDE. Produits majoritairement en Asie, les plastiques, légers, solides et pas chers, "substances miracle" au moment de leur émergence dans les années 1950, sont devenus des "substances éternelles", dénonce Sunita Narain, directrice générale du Centre pour les sciences de l'environnement de New Delhi. Dégradés en micro puis nano-plastiques et accumulés au fond des rivières ou dans les sols, "ils sont littéralement devenus (...) le symbole de notre impossibilité à gérer les matériaux que nous avons créés", a-t-elle dit mardi 19 novembre lors d'une présentation à la presse. "Moment de vérité" Les négociations durant ce marathon diplomatique de sept jours sont un "moment de vérité", a prévenu la directrice du programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), la danoise Inger Andersen, au début du mois. "Busan peut et doit marquer la fin des négociations" a-t-elle ajouté. Mais malgré le constat partagé par la communauté scientifique, la rédaction d'un traité international ambitieux - à l'unanimité selon les standards ONU - sera très difficile à tenir, selon plusieurs sources interrogées.
